Trombines joufflues (sauf pour le batteur Oliver Askew, seul maigrichon du trio), cheveu moutonnant, costumes trois-pièces en tweed et lunettes à monture de corne, les
Young Knives ressemblent de prime abord à des banquiers prout-prout de la banlieue londonienne. Loin s'en faut, puisque les gaillards nous viennent d'une ville au nom improbable que leur look : Ashby-de-la-Zouch, au beau milieu de la verte Angleterre.
Formé autour des frères Dartnall, Henry et Thomas (modestement surnommé "The House of Lords"), ce trio rigolo est l'un des espoirs post-punk britannique les plus prometteurs. Leur premier album sorti en 2006, intitulé
Voices of Animals & Men est très remarqué et couvert d'éloges par les critiques qui applaudissent une telle énergie, tant au niveau musical que des paroles. Le
NME sort sur sa compilation indie 2007 l'excellent single, court et diablement efficace, "
Weekend and Bleak Days (Hot Summer)". La même année, le groupe qui n'a rien d'un second couteau est nominé au prestigieux Mercury Prize. Fort de ce succès, ils enchaînent les festivals et travaillent sur leur prochain effort.
En mars 2008 sort
Superabundance. Porté par les très bons singles "
Terra Firma" et "
Up All Night" (et leurs clips drôlissimes), c'est encore un vrai succès critique. Déchaînés sur scène, les frangins se font des bras d'honneur dans le dos, se lancent des vannes, du style "
J'ai toujours dit à mon frère qu'il était trop moche pour faire du rock, mais bon" et se font langue de vipère avec les autres groupes ("
Notre chanson s'appelle Up All Night, comme celle de Razorlight oui, sauf que nous c'est pas du rock de tapette". Look geek certes, mais punk tout de même !